Le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) célèbre ses 25 ans en 2026 — et nous avons besoin de toi !
Une année riche en événements, en émotions et en nouveautés nous attend : nouvelle image, nouveau site web… autant de raisons de faire rayonner notre mission plus que jamais.
Pour relever ce défi avec créativité et impact, nous sommes à la recherche de bénévoles compétents et passionnés qui souhaitent mettre leurs talents au service d’une cause qui transforme des vies.
Quelles sont les missions auxquelles participer ?
Pourquoi se joindre au CSJR ?
Besoins pour : l’été 2026 et toute l’année 2026 et 2027 (selon vos disponibilités).
Pour contribuer, écris à Manon : manonmazenod@csjr.org
En 2025 et 2026, le CSJR a organisé une démarche de justice réparatrice et transformatrice sur les abus et le silence au sein de l’Église catholique.
Au total, huit personnes ont participé à ce processus : trois personnes ayant été victimes d’abus au sein de l’Église catholique, une personne ayant commis des abus dans le cadre de ses fonctions au sein de l’Église catholique, deux représentants de l’institution : un prêtre et un évêque, et deux membres de la communauté. La démarche était animée par deux personnes animatrices expérimentées : Chantal Lachance et Raoul Lincourt.
Le thème du silence
Le thème du silence s’est imposé dès les entrevues préparatoires avec les personnes ayant été victimes. Au-delà des gestes subis, c’est le silence auquel elles ont été confrontées en dénonçant ces actes au sein de l’Église catholique qui les avait blessées. Une dimension plus systémique, liée à l’institution elle-même, est alors apparue et devait aussi être abordée. C’est ainsi qu’un volet de justice transformatrice a été ajouté – une approche qui aborde les causes plus profondes d’un enjeu collectif et cherche à provoquer une transformation sociale, d’où la présence de représentants d’Église dans le processus.
Un travail important de préparation et d’accompagnement a été réalisé par les animateurs afin que chaque personne participante puisse tenir un rôle juste et clair dans cette démarche. Les rencontres ont eu lieu à Mascouche et ont suivi les trois étapes habituelles des rencontres de justice réparatrice du CSJR : le récit des événements, le récit des conséquences du crime et les gestes de réparation, puis une rencontre bilan quelques mois plus tard. Ce processus s’est déroulé avec beaucoup de respect et d’écoute entre les personnes participantes.
L’impact sur les personnes participantes
Au niveau individuel, on a pu observer une évolution chez les participants, qui gagnaient en liberté et en confiance au fil des rencontres. Une humanité partagée s’est progressivement installée. L’écoute et le respect ont créé un environnement sécuritaire permettant à chacun de pouvoir s’exprimer sur les faits et les émotions vécus. À la fin du processus, une connexion plus humaine entre les participants était palpable et une certaine joie de l’expérience partagée ensemble.
L’un des besoins principaux des personnes victimes était la reconnaissance de la violence subie – une reconnaissance qu’elles n’avaient pas eue face au silence de l’institution ecclésiale. Se faire entendre et être crues dans ce processus a pu représenter quelque chose d’essentiel pour elles.
Au niveau de la réparation, des actions symboliques et concrètes ont été posées pour réparer les gestes subis par les personnes victimes : une messe de réparation demandée par les participants et conçue spécifiquement par l’évêque présent dans la démarche, une cérémonie de lavement de pied – effectuées à la demande d’une personne victime et acceptée par l’ensemble des personnes participantes – et la création d’une prière commune. Les personnes victimes ont témoigné que la messe avait contribué à leur réparation.


Les rencontres de justice réparatrice s’adaptent au contexte et aux besoins des personnes impliquées. Les gestes de réparation varient selon les individus et peuvent être mis en place dans la mesure du possible et si tous les autres participants y consentent.
Au niveau sociétal, le besoin de changement et de sensibilisation était très présent pour l’ensemble des participants, avec une volonté commune de faire avancer l’institution catholique au niveau du silence et des abus. La volonté d’en parler dans différents milieux et publiquement a été nommée. Plusieurs ont commencé à le faire dans leur propre réseau.
Une portée qui dépasse le processus
Plusieurs participants témoigneront d’ailleurs lors du Colloque interdisciplinaire sur les violences sexuelles et abus spirituels dans l’Église catholique, qui se tiendra le 2 et 3 juin prochain au Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke.
On peut espérer que la tenue de cette démarche de justice réparatrice et transformatrice soit entendue à des instances plus hautes au sein de l’Église catholique. Un tel processus peut avoir une portée bien au-delà des personnes présentes : il peut contribuer à transformer des institutions et à changer une culture organisationnelle.
Nous espérons que cette démarche inédite conduira à d’autres initiatives similaires dans l’esprit de la justice réparatrice.
Cet article est issu d’une entrevue avec Raoul Lincourt, animateur de rencontre de justice réparatrice.
L’Université de Sherbrooke organise un Colloque interdisciplinaire sur les violences sexuelles et abus spirituels dans l’Église catholique le 2 et 3 juin 2026 au Campus de Longueuil de l’université de Sherbrooke. Ce colloque et gratuit et ouverte à toutes et tous.
Le CSJR a organisé une première rencontre de justice réparatrice et transformatrice sur les abus et le silence dans l’Église catholique en 2025 et 2026. Estelle Drouvin et certains participants ayant participé à ce processus novateur partageront leur expérience lors de ce colloque le mercredi 3 juin en après-midi.
Ce colloque est intégré à l’école d’été interuniversitaire organisé par le Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke et le Département de sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal.
Découvrez le programme complet ici.
Dans le cadre de la Semaine des victimes 2026, Chantal Lachance, animatrice, formatrice et superviseurs en justice réparatrice au Centre de services de justice réparatrice a participé au 2ème épisode sur la justice réparatrice du tout nouveau balado, L’autre porte, de CALACS Trêves pour elles, aux côtés de Luc Simard d’Équijustice qui organise des rencontres en crime direct.
L’autre porte a pour but d’offrir des ressources méconnues au service des personnes victimes de violence. C’est une série en trois épisodes qui donne la parole aux personnes qui accompagnent les victimes autrement : dans les coulisses du système judiciaire, dans les espaces de justice réparatrice, et à travers les mécanismes d’indemnisation trop souvent méconnus.
–English follows–
Le poids d’événements passés vous écrase ? Vous éprouvez de la tristesse, de la colère ou des peurs par rapport à ces événements ?
La Guérison des mémoires est l’occasion d’une rencontre avec nous-mêmes et avec d’autres personnes qui viennent de tous les horizons. Il s’adresse à toutes et tous et nous donne l’occasion d’aller à la rencontre de l’humanité profonde en chacun de nous.
Cet atelier d’une fin de semaine permet une relecture de notre vie et ouvre un espace de confiance pour visiter notre histoire en nommant les émotions reliées à différents événements de notre vie. Nous sommes invités à y faire le récit de notre histoire et à écouter celui des autres, sans jugement.
La guérison est un processus. Qu’est-ce que la guérison ? Se sentir plus confiant, en paix, léger, plus libre ?
C’est la sensation avec laquelle de nombreux participants repartent après l’atelier Guérison des mémoires.

Are you feeling overwhelmed by the weight of past events? Do you experience sadness, anger, or fear related to them?
Healing of memories workshop offers an opportunity for self-discovery and connection with others from all walks of life. It is open to everyone and allows us to connect with the deep humanity within each of us.
This weekend workshop provides a space to revisit our lives and offers a safe and trusting environment to explore our personal history by naming the emotions connected to different life events. We are invited to share our own stories and listen to others’ stories without judgment.
Healing is a process. What is healing? Is it feeling more confident, at peace, lighter, and freer?
This is the feeling that many participants leave with after the Healing of memories workshop.

Dans le cadre de la Semaine des victimes et survivants d’actes criminels, nous vous invitons à un moment de rencontre bienveillant à travers le mouvement et le dessin. Cet atelier est proposé en collaboration avec Montréal Danse et la Société Elizabeth Fry du Québec.
Debout est une invitation à habiter son corps autrement, à travers sa mise en mouvement, à écouter ses sensations, à se relier à soi et aux autres dans un espace bienveillant et respectueux.
Inspiré par les mots de Geneviève Rioux, porte-parole du Centre de services de justice réparatrice, ce thème ouvre des chemins possibles vers la reprise de pouvoir, la réappropriation de son corps et de son histoire.
L’atelier débutera par des explorations en mouvements, animées par Elinor Fueter danseuse professionnelle et facilitatrice depuis 2010 pour Montréal Danse/Danse contre la violence. Il se poursuivra avec une période de dessin, guidée par Valérie Descroisselles-Savoie, formée en art-thérapie et intervenante à la Société Elizabeth Fry du Québec.
Nous conclurons avec un moment de partage facultatif, pour déposer un mot, une sensation ou un geste issu de l’atelier.
Cet atelier est pensé pour le mieux-être et un moment de présence à soi — il ne constitue pas un espace thérapeutique, mais offre un temps d’intégration ensemble, en douceur.
Si un besoin d’accompagnement plus personnel se présente, nous serons heureuses de vous orienter vers des ressources adaptées.

L’atelier s’adresse à toute personne intéressée, qu’elle/iel ait vécu ou non une situation de judiciarisation et/ou de victimisation. Aucune expérience préalable en danse n’est requise.
Ces critères ont été définis en collaboration avec les partenaires afin de répondre aux besoins spécifiques de certaines survivantes.
* À noter que l’accès comporte un grand escalier sans ascenseur.
« J’ai vécu cet atelier comme un moment de rencontre avec moi, et entre femmes vulnérables, dans un lieu sécure. Moment de qualité vécu dans la droite ligne du we de guérison des mémoires que je venais de vivre avec le Csjr. Expression corporelle guidée et expression artistique libre: le tout en souplesse avec beaucoup de respect. Ça m’a confirmé sur le chemin que j’en venais de parcourir. Activité à continuer d’offrir absolument ! » Hélène

« It was such a welcoming and supportive environment. I felt I could really open up and I learned so much! I took away with me a feeling of empowerment and confidence. It truly inspired me!! I took away so much! » Teresa

« En ce qui me concerne, l’expérience a été émouvante. L’atelier de danse fait en sorte de se connecter avec son corps, son ressenti et l’espace autour de soi. Un exercice qui a été quelque peu difficile et a fait remonter beaucoup d’émotions sans que je ne puisse vraiment les contrôler. Un mal nécessaire quelquefois pour soulager un peu son âme. L’atelier de dessin qui a suivi m’a permis de méditer en un certain sens, je me suis concentrée sur les traits et les couleurs sur la feuille et pendant quelques minutes j’ai pu un peu oublier ma colère et me connecter avec mon enfant intérieur sans trop de douleur. La bienveillance dans la salle était palpable et elle a sans nul doute contribué à tout cela. Merci encore de m’avoir permis de participer, le chemin de mon apaisement est encore long, sombre et tortueux mais cet atelier l’a un peu éclairé… » Nadia
La violence laisse des traces.
Même lorsqu’elle cesse, l’impact peut continuer de vivre en nous via nos pensées, nos actions, notre façon d’être.
Comment continuer d’avancer malgré cette souffrance ? Est-il possible de reprendre du pouvoir sur la manière dont nous poursuivons notre route ?
Sylvie Vanasse est massothérapeute et coach certifiée en PNL, et a fait plusieurs rencontres et témoignages de justice réparatrice au CSJR en tant que personne ayant été victime de violence à caractère sexuel.
Aujourd’hui, elle souhaite offrir un espace de réflexion et d’échange sur comment prendre la responsabilité de son bonheur. Convaincue que chacun a en soi toutes les ressources nécessaires pour changer et évoluer, elle aime d’abord et avant tout accompagner des gens qui ont vécu des difficultés, et qui sont en quête de solution pour accéder à leur mieux-être.
Cette activité gratuite est offerte en présentiel au CSJR à toutes personnes ayant subi directement ou indirectement une quelconque forme de violence.
Les blessures causées par tous types de violence ne se limitent pas aux événements eux-mêmes. Au-delà des conséquences directes, tant les personnes victimes que les personnes offenseuses sont confrontées aux réactions de leur famille.
Parmi les répercussions les plus douloureuses, on retrouve souvent la rupture avec la famille : qu’il s’agisse d’un éloignement, d’un silence, d’un rejet, d’un jugement ou d’une perte de confiance, les conséquences de la violence dépassent les faits et laissent des marques profondes dans les relations.
Le CSJR propose deux ateliers portant sur les ruptures familiales découlant de violences, commises ou subies. Accompagnés par deux animateurs·trices, les participants exploreront leurs blessures, les conséquences de ces ruptures et comment entrevoir un chemin de réparation vers un apaisement intérieur — quelle que soit la direction choisie.
Dates : 2 ateliers proposés en 2026 :
📍 Lieu : CSJR, 7333 rue St-Denis, Montréal
💰 Coût : Une contribution de 30 $, 50 $ ou 80 $ est suggérée, selon les moyens de chacun et chacune.
Inscrivez-vous dès maintenant. Les places sont limitées à 8 personnes.
Si vous ne pouvez pas participer aux dates indiquées mais que la démarche vous intéresse, vous pouvez nous le mentionner dans le formulaire.
Si vous avez des questions sur l’atelier, n’hésitez pas à contacter Clément Maître, agent de justice réparatrice : clementmaitre@csjr.org / 514 933-3737 – Poste 4.