Le pardon est une question présente dans nos esprits quand on parle de justice réparatrice.
Est-ce que l’on doit pardonner à son agresseur ? Est-ce que j’ai le droit de pardonner ? Est-ce que ma réparation peut passer par autre chose que par le pardon ?
C’est une question complexe qui est personnelle à chacun et qui diffère selon les histoires et les personnes. Il convient de respecter le cheminement et l’avis de chacun.
Deux membres du CSJR ont dernièrement abordé la question du pardon :
« On ne peut pas tirer sur une fleur pour la faire pousser. Ce n’est pas une obligation, pas un acte imposé, ce n’est pas un acte de bonté ou de charité qui fait que l’on est une meilleur personne. Ça ne veut pas dire que l’on oublie ce qu’il s’est passé, que l’on oublie les gens qui ont fait ça, ce n’est pas une acceptation, ce n’est pas une absolution. Ce n’est pas une renonciation à ses droits. ce n’est pas une réconciliation« . Line Bernier
« On peut s’en remettre sans pardonner ». Line Bernier
Dans cette conférence, Jean-Guy Nadeau tente de répondre à la question : Peut-il y avoir pardon sans justice ou réparation ? Cette présentation permet d’explorer la question à partir de la situation des victimes d’agressions sexuelles à qui on enjoint de pardonner. Il examine les motifs de pardonner de même que les motifs de ne pas pardonner. Il évoque la place du pardon et du non pardon dans les paraboles. Il souligne l’importance de la relation intime entre pardon, libération et salut et s’intéresse au paradoxe contemporain de pardonner pour son propre bien. Il aborde enfin dans quelle mesure la justice réparatrice ouvre un parcours différent à la justice et au pardon.
Le vendredi 21 janvier dernier, le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) a eu le plaisir d’organiser sa Soirée de reconnaissance des bénévoles. Près de 30 personnes se sont réunies dans une ambiance chaleureuse et conviviale au CSJR afin de souligner l’engagement précieux de celles et ceux qui contribuent à faire vivre notre mission. Les personnes réunis sont les bénévoles des Comités de travail du CSJR, les animateurs des rencontres de justice réparatrice et de l’atelier Guérison des mémoires, les membres du CA et les personnes qui témoignent de leur expérience lors de conférences dans des cours, chez des organismes partenaires ou dans des vidéos.
C’est dans une salle décorée aux couleurs de la fête que les bénévoles ont été accueillis avec un verre de mou de pomme, généreusement offert par l’épicerie Rachelle-Béry de la Petite-Italie.
Estelle, directrice du CSJR, et Dominique, co-présidente, ont ouvert la soirée en prenant la parole pour remercier chaleureusement les bénévoles pour leur implication, tout en présentant les prochaines activités ainsi que les projets enthousiasmants à venir pour l’année. Un jeu brise-glace a ensuite été proposé aux personnes présentes, favorisant les échanges et permettant d’apprendre à mieux se connaître ou de se découvrir sous un nouveau jour.
La soirée s’est poursuivie autour d’un buffet riche et varié, rendu possible grâce à la grande générosité de nos commanditaires. Les invités ont pu savourer des mets issus de différentes cultures, notamment le kebbeh et le houmous du Petit Alep, les pizzas arméniennes de Lahmajoune, la focaccia de la boulangerie Pain dans les voiles (rue Castelnau), les pâtés de la Boucherie du Marché, ainsi que les croustilles et cretons végétaliens de l’épicerie LOCO. Côté desserts, les beignes originaux de Beigne Habitude, les gâteaux artisanaux de La Fournée des sucreries et les délicieuses madeleines de Pain dans les voiles ont comblé les gourmand·e·s.



Pour clore la soirée, une tombola a été organisée, offrant de nombreux prix grâce au soutien fidèle de nos commanditaires. Chaque bénévole est reparti avec un cadeau, parmi lesquels des billets pour un spectacle au Théâtre aux Écuries, des produits d’Épices de cru, un panettone de Capitol, un certificat-cadeau chez Milano, cerficiat de 2 cours de yoga, de taiji ou de méditation à Surya Montréal, ainsi que du café de Ferlucci ou de la Brûlerie Aux Quatre Vents.



Nous tenons à remercier chaleureusement nos 18 commanditaires pour leur générosité et leur appui à notre mission. Nous sommes heureux de collaborer avec les commerçants locaux qui offrent des produits de qualité.

Faites un pas vers votre propre guérison.
Si ces mots résonnent en vous, c’est peut-être le moment d’écouter cet appel intérieur.
L’atelier Guérison des mémoires offre un espace bienveillant et sécurisant, où les blessures émotionnelles, psychologiques et spirituelles peuvent enfin être reconnues, entendues et apaisées.
Les participants peuvent plonger au cœur de leur histoire, explorer leurs plaies parfois anciennes et redécouvrir leur force intérieure. Ils apprennent à se comprendre autrement, à accueillir leur vulnérabilité, et à poser un regard neuf — empreint d’empathie — sur eux-mêmes et sur les autres.
Ici, chaque émotion a sa place : la colère, la tristesse, mais aussi la lumière de l’espoir et la joie du renouveau.
De ces partages sincères naît un élan puissant de solidarité — la certitude que la guérison est possible, ensemble.
« J’ai découvert une communauté bienveillante. Ça m’a redonné l’envie de m’ouvrir aux autres, de sortir de l’isolement. Je souhaite poursuivre mon ouverture et sortir de la peur et de la méfiance encore un peu plus« . Mélissa
« J’ai pu nommer des choses devant d’autres et être reconnu dans ce que j’avais vécu« . M.P.
« Je sens que j’ai déposé quelque chose de lourd pour mes épaules« .
M-A.T.
Détails du prochain atelier Guérison des mémoires :
Pour toutes questions, n’hésitez pas à contacter Manon : manonmazenod@csjr.org/(438)-493-4733.
Le 25 novembre dernier, le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) a eu l’honneur de participer à la Table ronde régionale sur le mieux-être et la prévention des dépendances chez les Premières Nations, événement organisé par la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec, tenu à l’Hôtel-Musée Premières Nations de Wendake et d’y présenter l’atelier Guérison des mémoires.
C’est Rose-Anne Gosselin, animatrice de l’atelier Guérison des mémoires et membre de la Première Nation algonquine de Timiskaming qui a présenté l’atelier à une cinquantaine d’intervenants et d’intervenantes provenant des communautés autochtones des quatre coins de la province.
Nous avons été touchés par l’engagement et le travail de ces intervenants, dédiés au mieux-être de leur communauté.
C’était un honneur de faire connaissance avec ce groupe et nous les remercions pour leur accueil.
Nous tenons également à remercier tout particulièrement l’équipe organisatrice de cet événement.
Plus d’informations sur l’atelier Guérison des mémoires, ici.
Nous avons le plaisir de vous faire découvrir cette semaine l’exposition “Art et Justice réparatrice Réparer le vivant en Maison de transition”, présentée par Micky McLaughlin.
Artiste en art numérique et survivante d’un acte criminel, Micky McLaughlin a pris part à un processus de justice réparatrice qui a profondément marqué son parcours. À la suite de ce processus, Estelle, directrice du CSJR, lui a proposé de participer à une exposition d’œuvres d’art organisée par le CSJR. Micky McLaughlin a saisi l’occasion pour reprendre son art après l’avoir délaissé durant plusieurs années. Elle en fait désormais un moyen d’expression et de libération.
Intitulée Réparer le vivant, son exposition comporte cinq œuvres d’art numérique très touchantes exprimant les sentiment éveillés par son cheminement en justice réparatrice. Sa démarche artistique est guidée par le désir de « raconter en images le possible parcours de survivants qui tentent de restaurer les liens qui les relient à la vie ». Elle s’intéresse particulièrement à la zone grise séparant « l’avant » de « l’après ». Ses oeuvres permettent de comprendre l’itinéraire et l’expérience de justice réparatrice d’une personne ayant été victime d’un acte criminel.

C’est en 2024 qu’a germé l’idée d’un projet d’exposition dans les maisons de transition du Québec. Lors du 10e anniversaire du Cabaret de la Seconde Chance, organisé par l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ), Micky McLaughlin a exposé ses œuvres pour faire connaître la justice réparatrice et sa démarche artistique.
Lors de cette soirée, une ancienne bénévole au CSJR, Chantal, travaillant dans une maison de transition a tout de suite vu le potentiel de sensibilisation de ces œuvres. Avec Micky McLaughlin, Chantal et accompagné du CSJR, un projet a été élaboré pour populariser la justice réparatrice par le biais de l’art auprès des résidents des maisons de transition, les amenant à se questionner et à se familiariser avec le parcours d’une personne victime.
La première intervention eut lieu en mai dernier à la maison de transition de Joliette, puis en juin dernier à la maison de transition Jeun’aide, à l’occasion de la Semaine nationale des personnes victimes d’acte criminel. Les deux ateliers ont connu un vif succès. Les résidents ont été touchés par les œuvres d’art de l’exposition de Micky McLaughlin ainsi que par la difficile mais nécessaire rencontre de l’autre et de la possible rédemption. Le fait qu’une ancienne victime, l’artiste en l’occurrence, se déplace pour venir les rencontrer s’est révélé aussi très puissant et significatif pour eux.
Nous collaborons actuellement avec la maison de transition Transition Centre Sud, avec une exposition en trois volets :


Nous sommes très heureux de cette belle et fructueuse collaboration, qui permet de décoller des étiquettes et de casser les murs entre personnes victimes et personnes contrevenants. Nous souhaitons que l’exposition continue à vivre à travers le Québec, dans différentes maisons de transition.
Si vous êtes intéressé à accueillir l’exposition “Réparer le vivant” pour faire connaître la justice réparatrice dans votre établissement, nous vous invitons à contacter Manon Mazenod : manonmazenod@csjr.org.
La Semaine de la justice réparatrice aura lieu cette année du 16 au 22 novembre.
Elle se déroule durant la troisième semaine de novembre depuis 1996. C’est l’occasion de sensibiliser le public à cette approche, à ses valeurs et principes. Le moment aussi de dévoiler diverses initiatives et de faire rayonner sa contribution au changement social.
1- Un colloque annuel est organisé par l’International Institute for Restorative Practices, avec le soutien du Comité de planification du Symposium national sur la justice réparatrice. Le Symposium fête cette année son 20e anniversaire. Il se déroule à Ottawa les 17 et 18 novembre 2025. Le thème : Célébrer les progrès. Façonner l’avenir.
Renseignements : consulter la page Symposium national sur la justice réparatrice 2025
2- Tout organisme peut mettre sur pied des événements pour faire connaître ses services et la justice réparatrice. Voici la liste des activités publiques et privées du CSJR :

Micky McLaughlin et une accompagnatrice organiseront un atelier sur la justice réparatrice, incluant le parcours d’une personne ayant été victime d’un crime, avec les résidents de la maison de transition Transition Centre-Sud à Montréal. Inaugurée le 14 octobre dernier, l’exposition se termine par cet atelier de dialogue, à travers l’art, entre des personnes contrevenantes et une personne victime.
Le CSJR présentera la justice réparatrice aux étudiants du cours de pénologie de l’UdM. Une personne ayant été victime d’un acte criminel témoignera de son parcours de réparation devant plusieurs dizaines d’étudiants.

Cet atelier est proposé en collaboration avec Montréal Danse, Trêve pour elle et la Société Elizabeth Fry du Québec. L’atelier débutera par une exploration guidée en mouvement, avec un moment de partage facultatif, pour déposer un mot, une sensation ou un geste issu du mouvement.
Cet atelier est ouvert à toutes les femmes. Aucune expérience préalable en danse n’est requise.
==> Les inscriptions pur cette activité sont ouvertes. Détails et inscriptions : https://csjr.org/details-de-latelier/
Une participante à une rencontre de justice réparatrice en tant que victime témoignera de son parcours de réparation devant plusieurs dizaines d’étudiants. Ce témoignage s’inscrit dans un cycle de trois interventions du CSJR auprès de plusieurs classes d’étudiants en techniques policières dans leur cours de criminologie.

Ouverte au public, cette soirée communautaire est organisée avec plusieurs de nos partenaires. Un programme riche vous attend : musique, chants et sketches, buffet, échanges, témoignage de deux personnes ayant participé ensemble à un processus de justice réparatrice.
==> Les inscriptions pur cette activité sont ouvertes. Détails et inscriptions : https://csjr.org/soiree-de-la-semaine-de-la-justice-reparatrice/

Nous nous associons à nouveau au MBAM pour offrir un atelier artistique gratuit. La première partie consiste en une visite de la collection d’Art international ancien à moderne et de la collection des Arts du Tout-Monde. La seconde est reliée à un espace pour créer.
Cet atelier est une invitation à ralentir pour apprécier quelques œuvres du musée, à discuter de ce qu’elles évoquent en nous et à laisser libre cours à notre créativité.
==> Les inscriptions pur cette activité sont ouvertes. Détails et inscriptions : https://csjr.org/atelier-au-mbam-notre-parcours-nos-histoires/
Au CSJR, nous croyons que la justice réparatrice (JR) répond à un besoin fondamental en aidant les personnes touchées par des violences, des injustices ou des traumatismes à cheminer vers la réparation de leurs blessures profondes.
Ces blessures altèrent non seulement leur bien-être individuel, mais aussi les relations interpersonnelles et la cohésion sociale. Pour parvenir à un apaisement individuel, interpersonnel et sociétal, nous créons des espaces d’expression, d’écoute et de partage entre des personnes et/ou groupes qui ont été blessés et/ou qui ont blessé.
Ces espaces donnent à ces personnes l’occasion de s’exprimer, d’être écoutées et reconnues ainsi que de cheminer dans leur démarche de responsabilisation et de réparation. Ils favorisent la compréhension mutuelle, le respect, l’empathie et la reconnaissance de la dignité de chacun.
Au niveau individuel. La justice réparatrice peut favoriser l’apaisement. Par exemple, une personne ayant été victime peut se libérer de charges émotionnelles destructrices (anxiété, culpabilité, honte, méfiance, peur, colère etc.).
Elle donne aussi l’occasion de nommer ce qui a été vécu. Certaines personnes ayant été victimes nous ont dit qu’elles avaient pu nommer des choses qu’elles n’avaient pas pu exprimer auparavant, parce qu’en face d’elles se trouvait une personne ayant commis le même type de crime qu’elles avaient subi.
La JR permet également de reconnaître et de faire entendre l’histoire individuelle, le vécu, les torts et les conséquences du crime subi, augmenter la confiance et l’estime de soi, ouvrir à la reprise de pouvoir sur sa vie.
Elle permet à la personne contrevenante de comprendre, accepter et assumer ses responsabilités ou encore de ressentir de l’empathie pour l’autre.
Au niveau interpersonnel. La justice réparatrice peut favoriser ce que le crime a brisé. Plus concrètement, elle contribue à diminuer les préjugés : changement dans la perception de soi-même et des autres – se libérer des étiquettes et se relier en tant qu’humain. Pour la personne contrevenante par exemple : se considérer et être vue autrement que comme un criminel, ce qui permet justement de penser et d’agir autrement que comme un criminel. Elle permet également d’honorer la dignité humaine des participants : on est d’abord et avant tout un être humain qu’on ait commis ou subis un crime. Elle peut également renforcer la capacité à faire confiance et à cultiver des relations saines et apaisées avec soi-même et l’entourage.
Au niveau sociétal. La justice réparatrice favorise le dialogue social en ce qu’elle peut contribuer à transformer son vécu en levier de changement. Des individus plus en paix peuvent ensuite contribuer à leur échelle à devenir des citoyens agissants et promouvant des relations saines et respectueuses.
La justice réparatrice propose une manière différente de recevoir justice, notamment pour les personnes victimes qui ne s’adressent pas à la justice pénale ou qui peuvent encore avoir un besoin de justice non répondu après une procédure judiciaire. Elle offre une vision autre qui ne s’apparente pas juste à la punition, mais à la réparation. Participer à la justice réparatrice, c’est faire partie d’un espace de transformation où chacun aide à réparer ce qui a été brisé, ce qui encourage les autres à faire de même.
« Au CSJR, on travaille à renforcer le tissu social, une personne à la fois. »
Nous remercions sincèrement le député Andrès Fontecilla pour son soutien financier dans l’organisation de nos activités pour la Semaine de la Justice réparatrice.
Venez rejoindre notre équipe ou aidez-nous à faire connaître cette offre d’emploi dans votre réseau !
(Temps partiel – 2 à 3 jours par semaine)
Sous la responsabilité de la directrice générale, la personne titulaire du poste est appelée à :
Principales fonctions et responsabilités :
À propos de l’entreprise/organisation :
Le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) crée des espaces d’expression, d’écoute et de partage entre des personnes et/ou des groupes qui ont été touchés par des situations d’abus et de violences, judiciarisées ou non judiciarisées. Les valeurs fondamentales du CSJR sont le respect, l’écoute, la confiance et l’inclusion.
Pour en savoir plus sur le JR et vivre l’expérience CSJR, cliquez sur ce lien.
Prérequis :
Atouts :
Compétences personnelles :
Conditions offertes :
Ce poste pourrait être appelé à évoluer vers la coordination d’activités de philanthropie.
Si vous êtes passionné(e) par l’humain et que vous souhaitez contribuer à la réparation des liens brisés par le crime et à la transformation sociale, nous vous encourageons à postuler dès maintenant en envoyant votre CV et une lettre de motivation à csjr@csjr.org.
Les entrevues seront faites au fur et à mesure de la réception des candidatures.
Seules les personnes retenues lors de la présélection seront invitées à se présenter à une entrevue. Aucun accusé de réception ne sera transmis aux personnes qui posent leur candidature
Vous avez perdu un être cher, enfant ou adulte, suite à un homicide. Cette douleur et cette quête de sens vous habitent au quotidien.
Le Centre de justice réparatrice (CSJR) offre un cadre sécuritaire et empreint d’humanité dans le but de nommer, questionner, et être entendu par une personne ayant commis un crime apparenté, qui reconnaît son geste et en assume la responsabilité.
Ces rencontres, avec un vis-à-vis ou en groupe, impliquent également la présence d’un membre de la communauté, qui se veut un témoin social de la violence. Impliqué indirectement, il représente les membres de l’entourage, de leur quartier ou de la société.
Les processus de justice réparatrice sont libres et volontaires, jamais imposés, mais plutôt proposés avec respect aux personnes qui ressentent le besoin d’aller plus loin dans leur cheminement.
Si cette démarche vous interpelle, nous sommes disponibles pour en discuter, à votre rythme.
► Contactez-nous à csjr@csjr.org ou 514 933-3737