Joignez-vous à nous pour la 3ème édition de la Marche de la justice réparatrice !
Le 3 octobre 2026, de 10 h à 14 h, nous vous invitons à prendre part à la Marche de la justice réparatrice au départ du Belvédère Kondiaronk, au parc du Mont-Royal. Cette activité rassembleuse est une occasion de marcher ensemble, de prendre le temps de réfléchir et d’échanger autour des valeurs qui nous unissent : la réparation, le dialogue, la responsabilité et la paix.
Cet événement prend part aux Journées de la paix 2026.
De nombreux partenaires se joignent à nous pour cet événement fédérateur : CAVAC de Montréal, Aumônerie communautaire de Montréal, AFPAD, CALACS Trêve pour elles, Relais Famille, Maison Orléans et la Corporation Jean-Paul Morin.
Au cours de cette marche d’environ 7 km à travers les sentiers du Mont-Royal, nous prendrons le temps de réfléchir aux gestes réparateurs qui contribuent à transformer nos relations et nos communautés. Des témoignages et des moments d’échange viendront ponctuer le parcours, offrant l’occasion d’entendre des expériences inspirantes et de nourrir la réflexion collective dans un cadre naturel et convivial.
À l’issue de la marche, nous nous retrouverons derrière le belvédère pour partager un pique-nique. Chacun est invité à apporter son lunch afin de profiter de ce moment de détente et d’échange en plein air.
À 14 h, notre partenaire, Mouvement de Paix, tiendra la Danse de la paix au Belvédère Kondiaronk. Cette activité rassemble des personnes de tous horizons autour de mouvements simples et accessibles, dans un esprit d’unité, de solidarité et d’espoir. Une belle façon de conclure la journée en célébrant ensemble les liens qui nous rapprochent et notre désir commun de bâtir des communautés plus pacifiques.
Nous espérons vous voir nombreux et nombreuses pour partager ce moment de marche, de réflexion et de rencontre.

Date : 3 octobre 2026 de 10h à 14h
Lieux : point de rencontre au Belvédère Kondiaronk, Parc Mont-Royal
Évènement gratuit
Venez célébrer avec nous les 25 ans du Centre de services de justice réparatrice !
Le 11 septembre 2026, dès 17 h, nous vous donnons rendez-vous à la Maison de l’Afrique à Montréal pour une soirée festive, rassembleuse et remplie de sens. Que vous soyez partenaire, participant, bénévole, membre de la communauté ou ami du CSJR, nous serons heureux de vous accueillir pour souligner ensemble ce jalon important de notre histoire.
Cette soirée sera l’occasion de revenir sur les moments marquants qui ont façonné le CSJR au fil des années. Ensemble, nous retracerons 25 ans d’engagement auprès des personnes touchées par violence, 25 ans de rencontres, de dialogue, d’écoute et de réparation. Un regard sur le chemin parcouru, mais aussi sur celui qui reste à construire.
À l’occasion de cet anniversaire, nous vous dévoilerons également la nouvelle image de l’organisme car pour ses 25 ans, le CSJR fait peau neuve ! Une étape importante qui reflète notre évolution, notre vision et notre désir de continuer à faire rayonner la justice réparatrice auprès de la communauté.
Tout au long de la soirée, des jeux, des témoignages et des anecdotes viendront ponctuer les festivités, nous permettant de revisiter ensemble des moments marquants de l’histoire du CSJR et de mettre à l’honneur les personnes qui ont contribué à son parcours.
Pour accompagner ces célébrations, des bouchées et un buffet seront servis dans une ambiance conviviale propice aux échanges et aux retrouvailles.
En vous inscrivant à l’événement, vous serez automatiquement inscrit(e) à la tombola et aurez la chance de remporter l’un des nombreux lots offerts au cours de la soirée. Une raison de plus de venir célébrer avec nous ce 25e anniversaire !
Pour celles et ceux qui ne pourront pas être présents, cet événement sera retransmis en direct. Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir le lien.

Date : 11 septembre 2026 de 17h à 20h
Lieu : Maison de l’Afrique, 6256, avenue Henri-Julien à Montréal
Coût de l’inscription : Le coût de l’inscription est de 25 $ par personne et comprend les bouchées, le buffet ainsi qu’une participation à la tombola.
Au plaisir de vous retrouver pour cette soirée mémorable et pour célébrer ce quart de siècle !
À Montréal, le 18 juin dernier, Line Bernier psychologue retraitée du SCC (Services Correctionnel Canadien) et Claire Messier psychothérapeute retraitée, toutes deux bénévoles au CSJR, ont fait une présentation au Congrès International Francophone en Agression Sexuelle. Le CIFAS regroupait 600 participants de divers pays francophones qui œuvrent auprès des personnes ayant été victimes et/ou des auteurs d’agressions sexuelles.
Line et Claire ont ainsi organisé la projection-échanges du film Je verrai toujours vos visages dans le cadre d’un Ciné-club sur la Justice réparatrice auquel une soixantaine de congressistes ont participé.
Par le biais de deux formes de justice réparatrice, le film français écrit et réalisé par Jeanne Herry, raconte le parcours d’une victime d’inceste et de son frère abuseur (médiation) ainsi que celui de trois victimes de vols et de trois auteurs de crimes semblables (rencontre de justice réparatrice de groupe). Au fil des échanges entre eux, s’opère un début d’ouverture et de compréhension mutuelle qui favorise le rétablissement des deux parties : un apaisement chez les uns et une meilleure conscientisation des conséquences de leurs actes chez les autres.
Le visionnement de ce film qui permet de vivre de plus près des démarches souvent difficiles à imaginer a été suivi d’échanges sur les bénéfices et les exigences de telles démarches. Les services offerts au Québec par le CSJR et leur singularité ont été décrits brièvement, soulignant que la majorité des demandes concerne des violences sexuelles.
C’était l’occasion de présenter la justice réparatrice comme un complément à la justice pénale, une suite possible au travail fait par les différents intervenants du milieu. Cette rencontre a servi à faire connaître ou rappeler le potentiel de la justice réparatrice et surtout l’importance de la contribution des intervenants dans la préparation des personnes victimes et/ou auteurs qui souhaitent en bénéficier.
Les commentaires et questions qui ont suivi le visionnement du film ont permis de clarifier l’offre de service du CSJR. Certains participants, tant du domaine juridique que celui de l’intervention clinique, ont témoigné de leur intérêt et/ou de leur expérience pour appuyer la démarche de justice réparatrice.
Le CRIPHASE – Centre de Ressources et d’Intervention Pour Hommes Abusés Sexuellement et leur Entourage lance le tout premier guide d’accompagnement destiné aux hommes ayant vécu des abus sexuels, que ce soit durant l’enfance, l’adolescence ou à l’âge adulte.
Cet outil a été créé pour mieux comprendre les impacts des abus sexuels, déconstruire les mythes et offrir des pistes pour aller chercher de l’aide.
Ce guide vise à briser le silence, réduire l’isolement et soutenir les hommes dans leurs premiers pas vers la reprise de pouvoir sur leur vie.
Le Centre de services de justice réparatrice (CSJR) célèbre ses 25 ans en 2026 — et nous avons besoin de toi !
Une année riche en événements, en émotions et en nouveautés nous attend : nouvelle image, nouveau site web… autant de raisons de faire rayonner notre mission plus que jamais.
Pour relever ce défi avec créativité et impact, nous sommes à la recherche de bénévoles compétents et passionnés qui souhaitent mettre leurs talents au service d’une cause qui transforme des vies.
Quelles sont les missions auxquelles participer ?
Pourquoi se joindre au CSJR ?
Besoins pour : l’été 2026 et toute l’année 2026 et 2027 (selon vos disponibilités).
Pour contribuer, écris à Manon : manonmazenod@csjr.org
En 2025 et 2026, le CSJR a organisé une démarche de justice réparatrice et transformatrice sur les abus et le silence au sein de l’Église catholique.
Au total, huit personnes ont participé à ce processus : trois personnes ayant été victimes d’abus au sein de l’Église catholique, une personne ayant commis des abus dans le cadre de ses fonctions au sein de l’Église catholique, deux représentants de l’institution : un prêtre et un évêque, et deux membres de la communauté. La démarche était animée par deux personnes animatrices expérimentées : Chantal Lachance et Raoul Lincourt.
Le thème du silence
Le thème du silence s’est imposé dès les entrevues préparatoires avec les personnes ayant été victimes. Au-delà des gestes subis, c’est le silence auquel elles ont été confrontées en dénonçant ces actes au sein de l’Église catholique qui les avait blessées. Une dimension plus systémique, liée à l’institution elle-même, est alors apparue et devait aussi être abordée. C’est ainsi qu’un volet de justice transformatrice a été ajouté – une approche qui aborde les causes plus profondes d’un enjeu collectif et cherche à provoquer une transformation sociale, d’où la présence de représentants d’Église dans le processus.
Un travail important de préparation et d’accompagnement a été réalisé par les animateurs afin que chaque personne participante puisse tenir un rôle juste et clair dans cette démarche. Les rencontres ont eu lieu à Mascouche et ont suivi les trois étapes habituelles des rencontres de justice réparatrice du CSJR : le récit des événements, le récit des conséquences du crime et les gestes de réparation, puis une rencontre bilan quelques mois plus tard. Ce processus s’est déroulé avec beaucoup de respect et d’écoute entre les personnes participantes.
L’impact sur les personnes participantes
Au niveau individuel, on a pu observer une évolution chez les participants, qui gagnaient en liberté et en confiance au fil des rencontres. Une humanité partagée s’est progressivement installée. L’écoute et le respect ont créé un environnement sécuritaire permettant à chacun de pouvoir s’exprimer sur les faits et les émotions vécus. À la fin du processus, une connexion plus humaine entre les participants était palpable et une certaine joie de l’expérience partagée ensemble.
L’un des besoins principaux des personnes victimes était la reconnaissance de la violence subie – une reconnaissance qu’elles n’avaient pas eue face au silence de l’institution ecclésiale. Se faire entendre et être crues dans ce processus a pu représenter quelque chose d’essentiel pour elles.
Au niveau de la réparation, des actions symboliques et concrètes ont été posées pour réparer les gestes subis par les personnes victimes : une messe de réparation demandée par les participants et conçue spécifiquement par l’évêque présent dans la démarche, une cérémonie de lavement de pied – effectuées à la demande d’une personne victime et acceptée par l’ensemble des personnes participantes – et la création d’une prière commune. Les personnes victimes ont témoigné que la messe avait contribué à leur réparation.


Les rencontres de justice réparatrice s’adaptent au contexte et aux besoins des personnes impliquées. Les gestes de réparation varient selon les individus et peuvent être mis en place dans la mesure du possible et si tous les autres participants y consentent.
Au niveau sociétal, le besoin de changement et de sensibilisation était très présent pour l’ensemble des participants, avec une volonté commune de faire avancer l’institution catholique au niveau du silence et des abus. La volonté d’en parler dans différents milieux et publiquement a été nommée. Plusieurs ont commencé à le faire dans leur propre réseau.
Une portée qui dépasse le processus
Plusieurs participants témoigneront d’ailleurs lors du Colloque interdisciplinaire sur les violences sexuelles et abus spirituels dans l’Église catholique, qui se tiendra le 2 et 3 juin prochain au Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke.
On peut espérer que la tenue de cette démarche de justice réparatrice et transformatrice soit entendue à des instances plus hautes au sein de l’Église catholique. Un tel processus peut avoir une portée bien au-delà des personnes présentes : il peut contribuer à transformer des institutions et à changer une culture organisationnelle.
Nous espérons que cette démarche inédite conduira à d’autres initiatives similaires dans l’esprit de la justice réparatrice.
Cet article est issu d’une entrevue avec Raoul Lincourt, animateur de rencontre de justice réparatrice.
L’Université de Sherbrooke organise un Colloque interdisciplinaire sur les violences sexuelles et abus spirituels dans l’Église catholique le 2 et 3 juin 2026 au Campus de Longueuil de l’université de Sherbrooke. Ce colloque et gratuit et ouverte à toutes et tous.
Le CSJR a organisé une première rencontre de justice réparatrice et transformatrice sur les abus et le silence dans l’Église catholique en 2025 et 2026. Estelle Drouvin et certains participants ayant participé à ce processus novateur partageront leur expérience lors de ce colloque le mercredi 3 juin en après-midi.
Ce colloque est intégré à l’école d’été interuniversitaire organisé par le Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke et le Département de sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal.
Découvrez le programme complet ici.
Dans le cadre de la Semaine des victimes 2026, Chantal Lachance, animatrice, formatrice et superviseurs en justice réparatrice au Centre de services de justice réparatrice a participé au 2ème épisode sur la justice réparatrice du tout nouveau balado, L’autre porte, de CALACS Trêves pour elles, aux côtés de Luc Simard d’Équijustice qui organise des rencontres en crime direct.
L’autre porte a pour but d’offrir des ressources méconnues au service des personnes victimes de violence. C’est une série en trois épisodes qui donne la parole aux personnes qui accompagnent les victimes autrement : dans les coulisses du système judiciaire, dans les espaces de justice réparatrice, et à travers les mécanismes d’indemnisation trop souvent méconnus.